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La Voie Martiale Interne Tai Chi - Bagua - Hsing I

Essence of Evolution :
l'efficacité opérationnelle des arts martiaux internes chinois  

Au sein de Neijia Quan Institut, nous transmettons les arts martiaux internes chinois tels qu'enseignés par l'école Essence of Evolution de Maître Su Dong Chen. Une Maître qui a mené un travail de recherche exceptionnel pour restaurer la dimension opérationnelle des arts internes, souvent perdue dans les versions édulcorées pour la santé.

Su Dong Chen n'a pas simplifié la tradition. Il l'a au contraire approfondie, révélant les principes biomécaniques et énergétiques qui rendent ces arts martiallement efficaces. Son approche repose sur une utilisation particulière du corps : structure interne, connexions fasciales, spirales et enroulements, transmission de force par relâchement plutôt que contraction.

L'école forme des pratiquants capables d'appliquer les principes internes dans la réalité martiale.

Patrick Borne a été formé par Nicolas Ivanovich, représentant français de Maître Su Dong Chen dans les années 90. Il a eu l'occasion de pratiquer avec Maître Su Dong Chen lors de ses venues en France en 1993, 94, 95, 96 et 97. Il enseigne depuis 2012 au sein de Neijia Quan Institut.

Maître Su Dong Chen en action

La lenteur n'est pas une caractéristique de l'interne

La lenteur n'est PAS une caractéristique de l'interne. Une confusion tenace associe arts internes et lenteur. C'est faux.

Seul le Tai Chi Chuan se pratique lentement dans son apprentissage des formes. Et cette lenteur n'est pas une fin en soi : c'est un outil pédagogique pour affiner la structure, développer la conscience corporelle et intégrer les spirales. En application martiale, le Taiji est fluide, rapide, et explosif.

Le Hsing I Chuan est puissant et explosif. Directivité pure, ligne droite qui traverse l'adversaire. Rien de lent dans le Hsing I : c'est la foudre qui frappe.

Le Bagua Zhang est rapide et fluide. Mobilité constante, changements instantanés, déplacements circulaires imprévisibles. Le Bagua ne s'arrête jamais.

Ce qui définit les arts internes, ce n'est pas la lenteur, c'est l'origine de la puissance : elle naît de la structure du corps entier, du relâchement intelligent, de la connexion au sol, de l'intention dirigée. Pas de la force musculaire isolée.

Intégrer une biomécanique spécifique

Les arts internes reposent sur une utilisation du corps radicalement différente des arts externes :

  • Pas de contraction musculaire pour générer la force, mais une structure alignée qui transmet l'énergie du sol

  • Pas de tension dans les bras pour frapper, mais des connexions fasciales qui engagent le corps entier

  • Pas de force localisée, mais une chaîne cinétique qui part des pieds, passe par la taille, et s'exprime dans les mains

Cette biomécanique permet d'être efficace avec un minimum de force physique. C'est pourquoi les arts internes peuvent se pratiquer toute une vie et se bonifier avec l'âge : on ne dépend pas de la puissance musculaire qui décline, mais de la structure et de la compréhension qui s'affinent.

Les formes ne sont pas des combats imaginaires où l'on frappe un adversaire invisible. Elles portent ces grands principes, biomécaniques, énergétiques, stratégiques. Il faut d'abord les intégrer corporellement avant de pouvoir les appliquer en situation réelle.

Des stratégies basées sur l'esquive et le contrôle

Là où les arts externes privilégient bien souvent l'opposition frontale et le fait de rester dans l’axe de l’attaque, les arts internes adoptent une stratégie différente : esquive et contrôle.

L'esquive : On laisse passer la force, on se décale, on tourne. L'attaque frappe le vide. Le Bagua excelle dans cette approche avec ses déplacements circulaires , le Hsing I avec ses déplacements en ligne brisée.

Le contrôle : Plutôt que stopper brutalement une attaque, nous collons à elle, la suivons pour réorienter son énergie. Le Taiji enseigne cette capacité à rester connecté à la force adverse, sentir son intention et la rediriger en spirale.

Économie de force : Bloquer une frappe puissante demande autant de force que l'attaque. L'esquiver ne coûte qu'un déplacement. Contrôler en spirale utilise la force adverse contre elle-même.

 

C'est cette intelligence tactique qui permet aux arts internes d'être efficaces quel que soit l'âge ou la corpulence. La technique supplante la force brute.

HSING I C HUAN Patrick Borne instructeur arts martiaux chinois Neijia Quan Institut Charol
TAI CHI CHUAN Patrick Borne instructeur arts martiaux chinois Neijia Quan Institut Charols

Un apprentissage progressif

1. La forme technique : les formes gravent les principes dans votre corps, structure, alignement, spirales, coordination. Pas d'adversaire imaginaire, juste une mécanique interne à construire.

2. Application sur partenaire statique : Comprendre le sens de chaque mouvement, les possibilités d'utilisation, tranquillement sans pression.

3. Mise en pratique : attaques avec intention réelle mais intensité contrôlée et progressive, d'abord lente puis de plus en plus vive. Les principes sont testés sous pression croissante pour les ajuster.

4. Combat libre : pour ceux qui le souhaitent sparring avec intention martiale réelle, contrôle suffisant pour ne pas blesser. L'épreuve de vérité. Ce qui ne fonctionne pas se révèle. Seuls survivent les principes vraiment incarnés.

Cette progression prend du temps. Sauter les étapes condamne à retomber dans les réflexes externes : force contre force, tension. Mais si vous construisez patiemment chaque couche, les principes internes deviennent accessibles sous pression. Vous esquivez sans y penser, contrôlez par réflexe, restez structuré face à l'agressivité.

Une complémentarité et une intégration des trois disciplines internes

Bien que Tai Chi Chuan, Bagua Zhang et Hsing I Chuan possèdent chacun leurs spécificités, ils partagent des principes fondamentaux qui constituent le socle de l'approche Essence of Evolution.

Les mouvements spiralés : rien n'est jamais linéaire dans les arts internes. Chaque mouvement s'enroule, tourne, spirale. Ces enroulements créent la puissance, dévient les forces adverses, et permettent des transitions fluides.

Les Six Harmonies : trois harmonies externes (épaule-hanche, coude-genou, main-pied) et trois harmonies internes (esprit-intention, intention-énergie, énergie-force). Ces connexions transforment le corps en une unité coordonnée. Quand vous frappez, c'est le corps entier qui frappe, pas juste le bras.

Ouverture et fermeture dans les trois dimensions : le corps s'ouvre et se ferme constamment dans toutes les directions de l'espace : haut-bas, gauche-droite, avant-arrière, rotation. Cette dynamique tridimensionnelle crée l'espace pour esquiver, absorber ou générer de la puissance.

Priorité au déplacement sur la posture : contrairement à certaines disciplines qui se déplacent de posture en posture, s'arrêtant à chaque fois, les arts internes privilégient le mouvement continu. Les déplacements sont basés sur des pas fluides, et la posture n'intervient que lors de l'arrêt. Le corps reste vivant, mobile, adaptatif. C'est le déplacement qui crée les opportunités martiales.

Cultivation du Qi et santé : les principes qui rendent ces arts efficaces en combat – structure alignée, relâchement, respiration coordonnée, mouvements spiralés – sont exactement ceux qui favorisent la circulation du Qi et la santé. Pratiquer martiallement, c'est simultanément nourrir sa vitalité, renforcer son système immunitaire, assouplir ses articulations. Il n'y a pas de séparation entre efficacité martiale et cultivation de la santé. C'est pourquoi ces arts se bonifient avec l'âge.

Ces principes partagés permettent aux trois arts de se nourrir mutuellement et donnent au pratiquant une cohérence dans sa compréhension du mouvement interne.

TAI CHI CHUAN

La forme de Tai Chi est appelée forme du Corps Fluide. Elle porte une recherche de fluidité dans les mouvements et les déplacements. On y retrouve également des mouvements spiralés et le travail des 6 Harmonies. Elle peut être pratiquée pour la santé uniquement.

BAGUA ZHANG

L'étude du Bagua Zhang porte sur les déplacements circulaires pour contourner l'attaque, les mouvements spiralés et les changements de direction. Le tout dans la souplesse et une fluidité qui peut déboucher sur une grande puissance.

HSING I CHUAN

Le mouvement total du Hsing I Chuan développe puissance et percussion. Il est basée sur l'étude des 6 Harmonies que l'on retrouve également dans les deux autres arts. Les déplacements se font en ligne brisée pour sortir de l'axe d'attaque.

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